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Le tumulus est une colline artificielle, allongée ou conique, de grande dimension (le tumulus Saint-Michel près de Carnac supporte une chapelle, une place et une table d'orientation !). Il contient un ou plusieurs dolmens, consolidés par une couverture de pierres sèches (grossièrement de la taille d'une brique et assemblées sans mortier), il s'agit également d'un monument funéraire. Quant-au tumulus, il n'avait pas qu'une utilité protectrice de la chambre funéraire mais sans doute aussi une fonction de signalisation, voire d'ostentation: un grand tumulus, parementé, imposait sa masse au visiteur, devait inspirer le respect du lieu et conférer un prestige certain à la communauté qui l'avait érigé. Par ailleurs, plusieurs trouvailles archéologiques (offrandes, autel, allées, etc.) font penser que ces monuments funéraires ont pu avoir une fonction religieuse. Même bien après la grande période d'érection des mégalithes en Europe, les peuples celtes les ont sembe-t-il parfois utilisés à des fins religieuses mais n'en sont pas pour autant leurs constructeurs comme l'affirmèrent les premiers checheurs celtomanes des XVIIIe et XIXe siècles qui rattachaient systématiquement les mégalithes aux Gaulois et aux Bretons. On prétend notamment qu'ils ont été construits au croisement de lignes de forces telluriques et seraient porteur de pouvoirs magnétiques que détectaient les druides. Cependant, rien ne permet d'affirmer une telle hypothèse.
Pour schématiser l'implantation des dolmens en France, on peut partir de l'ouest du pays avec la Bretagne puis en descendant par les Pays de Loire et la Vendée pour ensuite rejoindre plus au sud les causses du Quercy et de l'Aveyron et enfin arriver en bord de mer Méditerranée au Languedoc.
On en trouve aussi en Irlande, au Pays de Galles avec notamment les «portal dolmens», dans les comtés anglais du Devon et de Cornouailles, au Portugal avec les sites spectaculaires du Haut-Alentejo près de la ville d'Evora, dans le sud de l'Espagne avec les sites remarquables d'Antequera qui compte parmi les dolmens les plus imposants au monde, en Belgique (site mégalithique de Wéris), en Allemagne du Nord, en Scandinavie, en Afrique du Nord, en Inde et plus modestement en Syrie, en Éthiopie et en Crimée (Russie). La Corée recèle à elle seule 30 000 dolmens, de différents types, élevés sur tout le Ier millénaire av. J-C, et selon des techniques évolutives. On en trouve également au Japon mais de période beaucoup plus récente. Les dolmens sont absents des continents américain et australien.
Amérique précolombienne
Angleterre Sutton Hoo Ce groupe de tumulii, qui abritait notamment la tombe d'un roi anglo-saxon du sixième siècle, a révélé aux archéologues un véritable trésor désormais exposé au British Museum. On y a retrouvé un bateau tombe. Cette photo, prise au moment du solstice du 21 juin 2006, montre le monticule 2 qui est le seul tumulus du site à avoir été reconstruit à sa hauteur d'origine supposée.
Belgique • Le tumulus d'Avernas (Liège) Bulgarie De nombreux tumulus se trouvent dans la Vallée des roses. Égypte antique Les Égyptiens de l'Antiquité ont utilisé les tumuli pour enterrer leurs morts jusqu'à la fin de période prédynastique. C'est n'est qu'à l'Ancien empire que les mastabas (puis les pyramides) prendront le pas sur les tumuli ; d'abord pour les pharaons, puis pour les nobles et les notables. Pour les Égyptiens, le tumulus représente la butte émergeant de l'océan primordial d'où naquit le soleil dans la mythologie héliopolitaine.
Étrurie Les Étrusques ont utilisé les tumuli pour enterrer leurs morts. Ces tombes étaient souvent ornées de fresques et regroupées en nécropoles, comme à Tarquinia, Cerveteri ou Populonia.
France Il s'agit d'un ensemble de cinq tumulus regroupés sur un seul et même site. Cas assez rare, la contruction et l'utilisation de ceux-ci s'est étalée sur une très longue période, de 4 500 à 3 000 ans avant J-C. Il s'agit de l'une des plus anciennes nécropoles mégalithiques d'Europe occidentale.
Le tumulus Saint-Michel de Carnac Ce tumulus fut construit entre 5000 et 3400 avant J.-C. (au néolithique). À la base, il est long de 125 mètres et large de 60 mètres et mesure 12 mètres de haut. Il a nécessité 35 000 mètres cubes de pierres et de terre. Sa fonction était la même que celle des pyramides d'Égypte, tombeau pour les membres d'une élite, il contenait divers objets funéraires pour la plupart exposés dorénavant au Musée de la Préhistoire de Carnac. La chapelle érigée dessus, construite en 1663 à été détruite en 1923 pour être reconstruite à l'identique en 1926.
Ce tumulus n'est actuellement pas recouvert de terre (le fut-il?) et sa structure de pierre sèche (calcaire) est apparente. C'est l'un des rares dolmen héraultais à être encore couvert et enséré dans un gros tumulus.
Le tumulus de Dissignac Le tumulus de Dissignac est un monument mégalithique situé à environ 5 kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire, dans le département de la Loire-Atlantique. Le site est également appelé la Bosse de la Prière. Construit vers 4500-4000 ans avant JC, ce monument probablement funéraire date de la période néolithique et, pour comparaison, est plus ancien que les Pyramides d'Égypte. D’une circonférence de 120 mètres, l possède un diamètre de 28 mètres et une hauteur supérieure à 3 mètres. Ce tumulus est composé de deux chambres funéraires. Deux allées parallèles, longues d’environ 11 mètres, mènent chacune à des chambres dolméniques. Les deux entrées étant orientées sud-est, les chambres sont pénétrées par le soleil levant lors du solstice d’hiver. Ces chambres sont recouvertes d’un cairn, constitué d’énormes pierres, de terre et ceinturé par quatre murs concentriques, en pierres sèches, étagés en gradins. Les dalles utilisées pour la construction du tumulus ne proviennent pas du site même, mais ont été déplacées sur 4 kilomètres au moins, depuis la côte où l’on trouve la même sorte de granite.
Le tumulus de pierre sèche de ce dolmen est original (mais pas unique): son pourtour est délimité par un cercle de pierres levées intégrées à l'ensemble (le péristalithe).
Irlande Tumulus de Newgrange, dans le comté de Meath, République d'Irlande est l’un des plus célèbre sites archéologiques d'Irlande, situé dans le Comté de Meath, au nord de Dublin. C’est un tumulus de 85 mètres de diamètre à l’intérieur duquel on atteint la chambre funéraire par un long passage couvert. Il fait partie de tout un ensemble de sites préhistoriques appelé Brú na Bóinne. Il a été construit autour de 3200 avant JC, soit près de 600 ans avant la grande pyramide de Gizeh en Égypte et près de 1000 ans avant Stonehenge en Angleterre. Le site a été restauré entre 1962 et 1975. La construction d'un parking et d'un accueil pour les visiteurs, le tout à une distance raisonnable (une navette vous amène sur place), a permi de conserver au site son cadre naturel.
Les kofun: Cette forme de tumuli mégalithiques se développa au Japon entre le IVe et le VIIe siècle. Étant les seuls témoins archéologiques de cette période, ils ont donné leur nom à l'ère Yamato.
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